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Pute de mercredi

L'Héritage des Ténèbres

Les années s'étaient écoulées dans le silence sépulcral du manoir Addams, mais le temps n'avait pas érodé la cruauté de Mercredi. Au contraire, elle l'avait distillée, la transmettant à sa progéniture comme un venin précieux. Obsidian avait grandi dans l'ombre de sa mère, devenant une réplique miniature et terrifiante de la criminelle. À seulement sept ans, elle possédait déjà ce regard vide, cette absence totale d'empathie et une stature qui imposait le respect.

Enid, quant à elle, n'était plus que l'ombre d'une femme. Sa beauté autrefois solaire s'était fanée dans la pénombre de sa prison dorée, remplacée par une fragilité maladive et une soumission qui confinait à la dévotion religieuse. Elle n'était plus une louve ; elle était un meuble, un objet de chair dont l'unique but était de satisfaire les caprices de la lignée Addams.

Ce soir-là, Mercredi s'était absentée pour régler une affaire de trahison dans les bas-fonds de la ville. Le manoir était plongé dans une obscurité épaisse, seulement troublée par le crépitement d'un feu mourant dans la chambre d'Enid.

Obsidian entra dans la pièce sans frapper. Elle portait une robe de velours noir, ses cheveux tressés avec une précision millimétrée. Elle observa Enid, qui était agenouillée près du lit, attendant le retour de sa maîtresse.

— Mère n'est pas là, Enid, dit la fillette d'une voix monocorde, étrangement mature. Et je m'ennuie.

Enid frissonna. Elle craignait Obsidian autant qu'elle vénérait Mercredi. L'enfant avait hérité de la perversité de sa mère, mais avec une curiosité enfantine qui rendait ses jeux plus imprévisibles.

— Que... que puis-je faire pour vous, petite maîtresse ? balbutia Enid en baissant la tête.

Obsidian s'approcha, faisant claquer ses petites chaussures vernies sur le parquet. Elle posa une main froide sur la joue d'Enid, imitant le geste habituel de Mercredi.

— Tu es le jouet de Mère, n'est-ce pas ? Alors, par extension, tu es aussi le mien. Elle m'a dit que je devais apprendre à briser ce qui m'appartient.

L'enfant grimpa sur le lit et fit signe à Enid de la rejoindre. La manipulation psychologique était déjà ancrée en elle. Elle savait exactement quels mots utiliser pour réduire le peu de volonté qui restait à la blonde.

— Déshabille-toi. Je veux voir les marques que Mère t'a laissées. Je veux en ajouter les miennes.

Enid obéit, les mains tremblantes. Elle savait qu'il n'y avait aucune issue. Dans ce manoir, la volonté des Addams était la seule loi. Obsidian observa le corps marqué d'Enid avec une fascination clinique, avant de commencer son "jeu", utilisant les accessoires que Mercredi laissait traîner, explorant la douleur et le plaisir de sa proie avec une cruauté innée.

Plus tard dans la nuit, le bruit sourd des portes massives du manoir annonça le retour de la maîtresse des lieux. Mercredi monta les escaliers, son manteau de cuir encore humide de la pluie fine qui tombait dehors. Elle se dirigea directement vers l'aile est.

Lorsqu'elle ouvrit la porte de la chambre, elle découvrit la scène. Enid était prostrée au sol, en larmes, tandis qu'Obsidian était assise fièrement sur le lit, tenant un fouet de cuir qu'elle venait d'utiliser.

Mercredi resta immobile sur le seuil, observant le tableau avec une satisfaction glaciale. Un léger sourire, presque imperceptible, étira ses lèvres fines.

— Obsidian, commença Mercredi, sa voix résonnant comme un glas. Je vois que tu as suivi mes instructions à la lettre.

La fillette sauta du lit et s'inclina légèrement devant sa mère.

— Elle est très docile, Mère. Elle pleure beaucoup, mais elle ne résiste jamais. C'est amusant de la voir se briser.

Mercredi s'approcha et posa une main protectrice sur l'épaule de sa fille.

— C'est bien, ma fille. Tu as compris l'essence de notre pouvoir. Félicitations pour avoir utilisé ce qui nous appartient. Il est essentiel que tu saches comment dominer chaque fibre de son être.

Elle se tourna ensuite vers Enid, qui rampait vers elle pour embrasser le bout de ses bottes. Mercredi la repoussa d'un geste sec, non par dégoût, mais pour marquer sa supériorité.

— Relève-toi, objet, ordonna Mercredi. Tu as été utile à ma fille, mais maintenant, c'est à mon tour de te rappeler à qui tu es réellement dévouée.

Mercredi commença à se dévêtir. Son aura de prédatrice semblait remplir la pièce, étouffant l'air. Elle fixa Obsidian.

— Regarde bien, Obsidian. C'est une leçon de possession absolue. Je vais prendre ta mère, et tu vas observer chaque détail. Tu dois apprendre comment on asservit totalement une créature, comment on s'approprie son plaisir pour en faire notre force.

Mercredi sortit alors son sexe imposant, une prothèse de cuir et d'obsidienne faite sur mesure, longue de 35 centimètres, un instrument de torture et de plaisir noirci qui semblait irréel dans la pénombre. C'était l'outil de sa domination physique, le symbole de son refus de toute limite biologique.

— Regarde, Enid, dit Mercredi d'une voix qui fit vibrer les os de la blonde. Regarde ce qui va te déchirer et te reconstruire. Obsidian, ne quitte pas des yeux le visage de ton jouet. Vois comment la douleur se transforme en extase lorsqu'elle réalise qu'elle n'est rien sans nous.

Mercredi saisit Enid par les cheveux et la prostra violemment sur le rebord du lit, l'exposant totalement à sa fille et à elle-même.

— Je vais baiser ta mère, Obsidian, et tu vas voir comment on traite ce qui nous est inférieur.

Le manoir fut à nouveau le théâtre d'une symphonie d'ombres et de cris étouffés. Sous le regard attentif et froid de l'enfant, Mercredi s'acharna sur Enid avec une violence méthodique, marquant son territoire une fois de plus, scellant le destin de la blonde dans un cycle éternel de soumission. Enid, perdue dans les abîmes de sa propre déchéance, ne pouvait que gémir le nom de sa maîtresse, acceptant son sort de jouet partagé entre la mère et la fille, dans l'obscurité triomphante des Addams.